1810

11/07/1810 : Brief van Guilley ( ?), « division des travaux publics », aan de prefect van het departement van de Leie over het stopzetten van de werken aan het kanaal door De Brock (Rijksarchief Brugge, Departement van de Leie, 2377)

J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, la copie d’une lettre du Ministre de la Guerre, par la quelle il annonce qu’il a écrit au Ministre de l’Interieur, relativement a la résiliation [=stopzetten] de l’Entreprise du dévasement du Canal de l’Ecluse, dont le sieur de Brock s’est rendu adjudicataire le 15 Juillet 1808 ; la Réponse de son Excellence n’étant point encore parvenue à Monseigneur le Duc de Feltre, et pouvant être approbative de la mesure proposée, je vous prie de vouloir bien différer jusqu’à la réception de cette Réponse, dont vous ferez directement et officiellement informé,

La Reprise des Travaux, qui par décision du Conseil de Préfecture de la Lys doivent être mis en Regie au compte du S[ieu]r De Brock, ou dont l’adjudication doit être passées sa Folle Enchère [=rouwkoop],

Quoi que le Retard de l’ouverture, actuellement chargé des ouvrages de fortification qui s’exécutent dans l’Isle de Cadzand, je conçoia qu’il n’a nullement le droit de solliciter pour ce motif, la résiliation de son marché, aussi est-ce principalement sur l’impossibilité de suffire même aux travaux Militaires, qu’il se fonde à ces Egard. En effet l’Empereur a porté à près de onze cent mille francs, la somme qu’il veut dépenser pendant cette Campagne, aux deux forts Impérial et Napoléon et à la place d’Ysendick.

Cela absorbe et surpasse en ce moment tous les moyens du s[ieu]r De Brock Quant à la mesure de mettre le dévasement du Canal en régie à son compte, ou d’en passer l’adjudication à sa folle enchère, elle paraît être rigoureuse, en ce que probablement cet Entrepreneur ne s’est point chargé des travaux militaires, dans l’intention de se soustraire à ceux du Canal, dont il ne prévoyoit pas la reprise après une longue interruption.

Néanmoins cette mesure portera atteinte à son crédit, en sorte que la fortune du sieur De Brock et celle de sa caution, déjà engagées par une très forte entreprise, laisseront peu de ressource pour la garantie de celle du Canal. Ces considérations auraient sans doute engagé Monseigneur le Duc de Feltre à prendre à cet Egard les ordres de l’Empereur dans le cas où il n’auroit pas eu l’Espérance d’obtenir un décision favorable de la part de son Excellence le Ministre de l’Interieur.

J’ai cru devoir porter ces details à votre connoissance, Monsieur le Préfet, afin que vous puissiez démêler ce qu’il y a de vrai dans les Réclamations que le Sieur De Brock à du faire, sois près du conseil de Préfecture soit pres de vous.

Proposition faites par J. Van Hoonacker pour regie des ouvrages à executer, aux creusement du canal de l’Ecluse

Ces ouvrages se faisant par Regie, le regisseur ne doit etre expose à aucune perte, soit sur la coisee [ ?], vu le nombre d’ouvriers employer a gazonner, Dammes & c’ & c’ il est donc urgent qu’il y ait un employé du genie de permanence soit pour indiquer la manière de travailler, coiser les cubes des terres enlevees dans la semaine & annoter les nombres d’ouvriers journaliers employes a gazonner, dames, fassiner epuisement des eaux qu’autres outrages tant ordinaire qu’extraordinaire à executer au Canal.

Les ustensiles seront fournier et entretenus pour compte du gouvernement.

Les ouvrages en regie n’étant sujets, à aucune avance, le regisseur ne payera que des fonds qui lui seront faits par monsieur l’ingenieur en chef, et il aura les faculte de faire cesser les ouvrages, quand il jugera ne pouvoir faire face avec les dits fonds, pour la quinzaine suivante. Pour fraix de deplacement, dépenses ordinaires et extraordinaires, entretien d’un piqueur et d’un …

11/07/1810
Rijksarchief Brugge, Departement van de Leie, 2377
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